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 PRESENTEZ ICI VOS PREMIERES PAGES DE ROMAN

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gemme
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MessageSujet: PRESENTEZ ICI VOS PREMIERES PAGES DE ROMAN   Ven 17 Mar - 23:02

Vous écrivez un roman fantasy ou sf ? vous voulez des commentaires ?

postez ici vos premières pages de roman ou de nouvelle !

Mais attention : ne soyez pas trop susceptibles, sachez accepter la critique !
cela dit, la critique, et les commentaires, c'est dans un autre topic !
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gemme
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MessageSujet: Re: PRESENTEZ ICI VOS PREMIERES PAGES DE ROMAN   Mer 26 Avr - 17:05

bon, vu que personne ne s'y met, je me lance !

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PROLOGUE




Elle n’était pas comme les autres. La taille moyenne des gens du quartier était environs de 1.70 m pour les adultes, 1.45 m pour les enfants de son âge, or elle était presque aussi grande que ses parents.
De dos, on pouvait la prendre pour une adulte, mais dès qu’on la voyait de face, il devenait évident qu’elle n’était encore qu’une enfant d’une dizaine d‘année.
Mais il n’y avait pas que sa taille qui la différenciait des autres. Les gens d’ici étaient plutôt charpentés, elle avait des attaches fines, des mains déliées, des pieds fins et un ravissant minois aux traits délicats.
Elle n’avait pas de frère, ni de sœur avec qui s’amuser, ses parents travaillaient dur, mais se faisaient constamment du soucis pour elle.
En effet, même son comportement était différent de celui des autres enfants, d’ailleurs, elle ne se mêlait jamais à eux, ayant l’air de trouver leurs jeux trop bruyants, trop brutaux.
A côté d’eux, elle semblait presque éthérée, mais les voisins ne s’en préoccupaient pas, elle était là depuis si longtemps, ils l’avaient vu grandir dans cet univers d’où personne ne s’échappe, et son aspect physique et son comportement n’était qu’une étrangeté parmi tant d’autres dans ces temps troublés.

Sa mère, malgré tout, était toujours inquiète de savoir où elle était. Certes, elle était sa seule enfant, son trésor adoré, mais bon, quand même, elle en faisait un peu beaucoup non ?
Heureusement, la petite, enfin, l’enfant, n’était pas fière pour autant, simplement toujours l’air de tomber de la lune.
Vous l’ai-je décrite ? Trop sommairement apparemment ! À part sa grande taille (pour son age) et son allure gracile, je ne vous ai pas décrit sa peau nacrée comme l’intérieur des coquillages qu’on trouve encore parfois sur la rive opposée du grand lac qui borde la ville, ses grands yeux verts pailletés comme un pré scintillant de rosée sous le soleil, ses longs cheveux ressemblant à des fils de soie argentée, la couleur changeant selon la lumière, on ne savait jamais s’ils étaient blancs argenté, lilas clair ou dorés comme les clochettes de printemps qui percent la neige à la sortie de l’hiver .


On peut dire sans exagérer qu’elle était vraiment ravissante si ce n’est belle, malgré son étrangeté, voir à cause même de cette étrangeté.
Elle portait un prénom bizarre, difficilement prononçable par les gens du quartier, Sylwellyn, dont sa mère d’ailleurs, qui elle l’appelait Sylve, n’était capable, pas plus que le père, d’en expliquer la signification ni la provenance.

Etrange famille en somme, et bien des rumeurs courraient son compte.
D’aucun disaient que la petite était une enfant volée, d’autres une enfant trouvée, d’autres enfin, comparant sa morphologie à celle des membres de la caste dirigeante, chuchotaient qu’elle devait être l’enfant bâtarde d’un des membres de cette cour inaccessible.

S’ils avaient su …………

Et l’enfant grandissait dans cet environnement qui lui paraissait si étranger à sa nature profonde.
Aucune péripétie du monde extérieur, aucun des soubresauts sociaux et politiques, aucun des bouleversements de la société dont même les enfants semblaient affectés n’avait l’air de l’atteindre, enfermée volontaire dans son univers personnel et onirique que personne ne semblait pouvoir pénétrer, semblable à ces fées de son livre d’images, qui se promènent au bord de l’eau.
A quoi pouvait-elle donc rêver ainsi ?

CHAPITRE I


Première partie


Au palais de la reine Paraspyllwellyn, Reine du peuple Ellwell



Dans tout le palais, la tension était presque palpable, comme si tout le monde évoluait accroché à un élastique qui risquait de se rompre à tout moment.
Les serviteurs rasaient les murs et essayaient de se faire les plus discrets possibles, les courtisans chuchotaient entre eux, il planait dans l’air comme une sorte d’attente indéfinie.
Dans la salle du conseil, la reine faisait les cents pas en attendant son chambellan, sa traîne écarlate faisant comme une mare de sang autour de ses pieds.
Trois coups frappés à la porte lui annoncèrent l’arrivée de celui qu’elle attendait avec impatience.
« - Mais entrez donc !
- Ma Reine …… »
Sa Majesté interrompit la révérence de son chambellan.
« - ça ira ABBLLEWAN, avez-vous réunit les informations que je vous ai demandé ?
- Ma Reine, la situation est bien pire que nous ne le craignions !
Les Ellwells ne sont apparemment plus qu’un demi millier dans toute la régions, quand au reste du Royaume, difficile de se faire une idée précise, on dirait que nos frères et sœurs se cachent des humains, en tout cas, je n’ai pu en recenser qu’une demi douzaine de milliers, ce qui nous fait en tout environs six mille cinq cents âmes dans tout le Royaume.
Quand à nos dons, il semblerait qu’ils se diluent au fur et à mesure des siècles.
Je ne sais si se sont les effets de la consanguinité et que nous nous
marions uniquement entre Ellwells, ou pour une toute autre raison,
mais le fait est là : moins d’un cinquième d’entre nous ont sept des dix dons connus, un quart en a entre quatre et six, le reste tourne autour de deux ou trois et certains même n’en n’ont aucun !
Certes, c’est une minuscule minorité, à peine un vingtième, mais leur existence même est significative de la dégénérescence de notre race !
- des particularités spécifiques sur ces sans-don ?
- leurs couleurs de cheveux sont assez ternes, voir assez banales parmi les nôtres : généralement uniformes, parfois bicolores, mais jamais très vives, La couleur de leurs yeux se rapproche le plus souvent de celle des humains.
- Vous dites qu’apparemment ils se cachent des humains justement ?
Pourquoi ? Avez-vous une idée à ce sujet ?
- Il semblerait que les humains se soient rendus compte de la dégénérescence de nos dons, et s’en soient inquiétés !
- Non, vraiment ? S’ils ont pu s’installer sur cette planète qu’ils considèrent aujourd’hui la leur, s’ils peuvent y vivre en toute quiétude dans une nature amicale, c’est bien grâce à nos dons justement !
Ils sont parfaitement conscients, Les Puissances en soient remerciées, que sans nous, sans nos « merveilleux dons », la vie pour eux sur ce monde serait absolument impossible, en tout cas très difficile !
Au moins ici, dans la capitale, ils ne soupçonnent apparemment encore rien, Les Puissances en soient remerciées !
- Certes, Ma Reine, mais il faut agir, et vite, mais comment ?
- la première chose à faire et de retrouver la trace de ma fille et de son
enfant, la deuxième de répertorier soigneusement les dons restants et le nombre de personnes les possédant . Exécution !
- Bien Ma Reine, je m’en occupe de suite ! »

Son chambellan sorti, la reine repris son va-et-vient dans la salle du conseil.

Au fait, à quoi peut-elle bien ressembler, cette reine ?
Grande, très grande selon les critères humains, elle mesure environs un
mètre quatre vingt cinq, très mince, les attaches très fines, la silhouette
longiligne et déliée, les cheveux très longs, très opulents, d’une couleur d’un violet stupéfiant, strié de mèches fuschia et parme, les yeux d’une fascinante couleur améthyste striée de lignes rose clair.
Sa peau est encore nacrée malgré son âge, la reine porte particulièrement bien ses 90 ans. Il faut savoir que selon les spécificités des Ellwells, elle atteint tout juste l’âge de la maturité, il lui reste encore, sauf accident ou maladie mortelle, au moins un bon demi siècle à vivre.
Malgré sa finesse, il se dégage de toute sa personne une impression de force étonnante, en plus de l’autorité innée qui n’est pas seulement due à sa souveraineté.
Chose étonnante, tout son être dégage une étrange odeur de cannelle.
Bref, une femme de toute évidence étonnante, mais de toute évidence aussi, absolument pas humaine.


La reine s’approcha d’un meuble et agita une clochette dont le son était imperceptible pour des oreilles humaines, et une trentaine de seconde après, un coup discret fut frappé à la porte.
« - entrez Merlaine !
- Votre Majesté a sonné ?
- oui, Merlaine, apportez moi du Kelewha glacé avec quelques verlanes au grünelemon, s’il vous plait.
- tout de suite votre Majesté ! Accompagnés d’un peu de coqueline ?
- ho oui, très bonne idée, merci Merlaine !
- Je vous apporte cela tout de suite Votre Magesté »

En attendant le retour de sa gouvernante particulière, la reine alla
s’assoir dans un grand faudesteuil tapissé d’un velours indigo placé au
centre du fond de la pièce, près d’une console en bois imputrécible de
Tricla, et se plongea dans ses souvenirs, si douloureux.

C’était il y a 10 ans déjà, elle était déjà reine, bien jeune pour cela selon les critères de son peuple, et encore soumise à l’autorité de son père, et sa fille atteignait tout juste ses 30 ans, encore une adolescente, facilement éblouie par les beaux discours des jeunes courtisans avides de pouvoir.
Elle s’était laissée séduire par un jeune hobereau de campagne, issu d’une famille qui avait, par le passé, beaucoup compté de part l’abondance et la qualité de ses dons, mais ceux-ci s’étaient dilués depuis longtemps, et l’importance de la famille avec eux.
Avec l’esprit de rébellion qui anime les jeunes filles face à l’autorité de leurs mères et de celle de la famille de celles-ci, elle avait plongé la tête la première dans cette première romance qui n’aurait eu aucune conséquence si son grand père maternel ne s’en était pas mêlé.
Malheureusement, Le Prince consort Douairier n’avait jamais accepté le fait que la couronne royale se transmette uniquement par les femmes, et que son épouse soit tout sauf docile et soumise.
A la mort de celle-ci, il avait réussi à obtenir la Régence, et avait élevé sa fille dans une absolue soumission qui avait durée au moins soixante dix ans.
De fait, Antllewellan avait porté l’autoritarisme à un niveau qui frôlait
l’art. Il avait ainsi obtenu que sa fille le consulte pour tout, même sa vie privée et ses relations avec son enfant.
Hélas, Il était tout sauf un grand père compréhensif et affectueux et la Princesse Trylvellewyn tout sauf docile et soumise, en tout cas à l’autorité masculine. Plus sa mère et son grand père lui interdisait de fréquenter son soupirant, plus elle s’arrangeait pour le voir en cachette, et arriva ce qui arriva, elle lui céda. Le grand père fit un scandale, le jeune homme fut obliger de s’enfuir dans la nuit, et quelques mois plus tard, on s’aperçut que la Princesse attendait un enfant hors mariage.
Nouveau scandale de Antllewellan, et fuite de la princesse prégnante et de sa petite fille pas encore née.
Le prince Consort Douairier, âgé à ce moment là de 135 ans fit un arrêt
du cœur, et malgré l’intervention ultra rapide de son guérisseur personnel,
il s’éteignit quelques jours plus tard sans avoir repris connaissance.
La reine n’eut d’autres choix que de mettre son chagrin et ses soucis pour sa fille ainsi que l’enfant qu’elle portait de côté pour s’occuper des funérailles son père, puis de prendre en main, et à la surprise générale, de façon très ferme, les rennes du pouvoir.
Cela pris au moins un mois, et lorsqu’elle put lancer les recherches pour retrouver sa fille, toutes les traces avaient disparus ou presque.
La seule chose qu’elle put apprendre d’une des dames d’honneurs de la princesse fut que celle-ci attendait une petite fille. En effet, les Ellwells ont la capacité de connaître dès les premiers jours de la gestation le sexe de leur enfant à naître.

Son attention se retourna vers les soucis présents. La disparition apparente d’une importante quantité d’Ellwells était préoccupante. En effet, de leur magie dépendait la survivance de ce monde tel qu’il était actuellement.
Toutes les races humanoïdes de ce monde en dépendaient.
Même les Faïeries tous ensembles n’étaient pas assez puissants pour maintenir le monde tel qu’il était !
Il y a des siècles de cela, des Ellwells parmi les plus puissants étaient arrivé d’un autre univers sur ce monde.
A l’origine, cette planète avait une atmosphère saturée en souffre et en gaz carbonique, seuls les Ellwells, pouvant se passer d’oxygène, auraient pu y survivre. De plus, elle était peuplée de créatures intelligentes mais particulièrement agressives, et les Ellwells n’avaient pas le choix, c’était le seul monde où il leur serait possible de pratiquer les modifications nucléaires nécessaires à la respiration et la survie des 2 autres races humanoïdes, les Humains et les Faïeries, que la parole donnée les obligeait à protéger.
Les Humains étaient quasiment totalement dépourvus de magie, saufs très rares exceptions, quant aux Faïeries, ils maîtrisaient certes la magie, mais seulement une partie, la transmutation leur étant absolument inconnue.
Les Ellwells durent agir au niveau moléculaire, non seulement pour
transformer cette atmosphère de soufrière en atmosphère respirable par les autres humanoïdes, mais également pour fertiliser le sol de façon à ce que des variétés d’arbres et de plantes comestibles pour les 3 races et au moins une partie de leur bétail puissent s’adapter.
Ils avaient même réussi à donner à ce monde une odeur prédominante qui était celle caractéristique de leur race, la cannelle.
Si les Ellwells venaient à disparaître, ce serait la population humanoïde tout entière de la planète qui serait condamnée !
Il serait peut-être nécessaire de demander leur aide aux Faïeries, et leur
avouer le puissant secret que les Ellwells cachaient depuis qu’ils avaient découvert l’existence de ce peuple , leur plus puissant, leur plus dangereux mensonge, jalousement gardé depuis des siècles et des siècles au sein de la famille royale !

Quelle ….humiliation !!!
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Shigure
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MessageSujet: Re: PRESENTEZ ICI VOS PREMIERES PAGES DE ROMAN   Ven 28 Avr - 16:32

Alchimistes - Prologue 1er partie


Comme à mon habitude j'étais assis à une terasse de café, occupé à regarder l'heure passer plutôt qu'à chercher un travail. Je m'étais réinstallé à Nantes il y avait tout juste un mois sans savoir ce que j'allais faire de ma vie. J'avais fait le tour du pays, encore une fois, mais cela ne m'avait été d'aucune utilité. Je n'avais rien appris de plus, sur lui comme sur moi. Je savais bien qu'il avait quitté la France, et pourtant je continuais à le chercher dans cette ville. Cette maudite ville vers laquelle mes pas me ramenaient toujours.
Je me levais pour partir lorsqu'une jeune fille me bouscula violemment. Elle ne prit pas le temps de s'excuser, alors que je me retrouvais au milieu de tables et de chaises renversées. De quoi se sentir ridicule ! Son portefeuilles avait lui aussi atterri sur le sol. Il ne contenait qu'un peu d'argent et un bout de papier. Encore une tête en l'air !
Il serait bientôt 16 heures et je ne voulais pas me faire attendre. Je réglai ma note au barman et pris le tramway direction l'île de Nantes. Le bout de terre, enlacé par les bras de la Loire au coeur de l'agglomération, était destiné à devenir le nouveau centre de la ville. J'y avais une amie qui vivait dans une des nombreuses résidences de l'île. Elle avait fait appel à mes services pour une panne d'ordinateur. Je regrettais presque de l'avoir prévenue de mon retour, et donné mon nouveau numéro de téléphone. Mais, après tout, c'était une des rares connaissances que j'avais encore dans la région.
Je sonnai plusieurs fois avant qu'elle daigne répondre à l'interphone.
- Oui ?
- C'est moi, Vincent.
- Vas-y, entre.
Je poussai la porte et montai jusqu'au cinquième étages. La jeune fille qui m'ouvrit était chétive, et la fatigue se lisait sur son visage creusé par les cernes. Hélène devait travailler à mi-temps pour se payer ses études, elle n'avait jamais le temps de se reposer. Je la plaignais d'avoir un rythme de vie aussi difficile.
- Bonjour.
Elle m'invita à rentrer tout en attachant ses cheveux bruns en queue de cheval. Le studio était petit, mais contrairement au mien tout était en ordre.
Hélène avait débranché la tour de l'ordinateur pour ma faciliter la tâche. Je sortis de ma poche un tournevis pour ouvrir le boitier et examiner le contenu. Je fouillai ensuite ma mémoire pour me rappeller ce que j'avais lu à ce sujet.
- Ce sera vite réglé.
Elle eut un petit rire.
- Tu m'étonneras toujours. Tu sais tout faire ! Il te suffit d'ouvrir un livre pour régler un problème.
- N'importe qui comprendrait d'où vient la panne en un coup d'oeil.
- N'empêche, tu pourrais faire les études que tu veux !
Je soupirai.
- J'ai autre chose en tête que ces futilités. Tu aurais pu trouver quelqu'un d'autre, si c'est pour encore me parler de ça.
- Et manquer une occasion de te voir ? Hors de question !
Je me dépêchai de terminer la réparation pour m'en aller. J'aimais beaucoup Hélène, peut être même que j'en étais amoureux, à une époque, mais aujourd'hui je préférais l'éviter. Je savais qu'elle s'inquiétait pour moi, et c'est bien pour cette raison que je ne lui disais rien. Je ne me voyais pas lui balancer à la figure : "je veux juste retrouver quelqu'un pour le tuer. Peut être qu'après je me lancerai dans les études, trouverai un boulot et fonderai une famille."
- J'ai fini.
Il ne restait plus qu'à atteindre la porte sans encombre. Elle m'atrappa par le bras alors que je posais ma main sur la poignet.
- Est-ce que tu m'aideras pour mes révisions ? Demanda-t-elle d'un air suppliant.
- Tu plaisantes ? On n'est qu'en septembre, tes exams ne sont pas pour tout de suite. Tu devras trouver autre chose pour me revoir.
J'essayai de sourire, mais elle ne sembla pas convaincue. Je sortis sans rien dire. J'étais navré pour elle. Après tout, Hélène devait se sentir aussi seule que moi.

Je resongeai à la bousculade de tout à l'heure. J'avais le temps de faire un petit détour, je décidai donc de me rendre à l'adresse indiquée sur le papier.
Je passai devant l'immeuble où j'avais vécu pendant mon adolescence. Un panneau indiquait qu'il devait être démoli pour être remplacé par de nouvelles habitations. Encore un morceau de mon passé qui volait en éclat. Mais celui-ci serait loin de me manquer; je ne gardais aucun bon souvenirs de cette époque.
J'enlevai ma veste pour la garder autour du bras, il faisait vraiment trop chaud. Je mis une clope dans ma bouche sans l'allumer, perdu dans mes pensées. Je fixai l'immeuble un moment, puis je me détournai pour continuer ma route. J'éviterai à l'avenir cette rue.
J'arrivai devant une ruelle dont je n'avais jamais remarqué l'existence; pourtant je connaissais bien le coin. J'interrogeai à tout hasard des passants qui n'en savaient pas plus que moi. Le numéro de l'adresse était le 13, ça devait là, je ne voyais pas d'autres possibilitées.
Je trouvai au fond de l'impasse une boîte aux lettres avec le numéro tant convoité. J'étais sur la bonne voie. Il y avait à gauche un portail grand ouvert sur des escaliers suivis d'un tunnel. J'hésitais avant d'aller plus loin. Je n'avais peut être pas le droit d'entrer. Dans le pire des cas j'avais l'excuse de rapporter le portefeuilles.
Le passage débouchait sur une cour encadrée de quatre bâtiments différents. La pollution provoquaient par les voitures qui se bousculaient dans les rues de la ville avait épargné les pierres blanches isolées. L'endroit ne semblait pourtant pas être entretenu : les plantes grimpantes atteignaient les deuxièmes étages des immeubles et la mauvaise herbe poussait entre les dalles du sol. Une librairie, ouverte à première vue, était logée en dessous du niveau de la cour. Un magasin ici ? Quelle drôle d'idée ! Il n'y avait même pas de pancarte à l'entrée de la ruelle. Je regardai à nouveau le morceau de papier, le nom du magasin y figurait, j'étais sans doute arrivé à destination.
La boutique était tenue par un vieux monsieur qui me salua poliment. Je lui répondis d'un geste désinvolte de la main tout en balayant du regard les lieux : la fille n'était pas là.
- Est-ce que je peux vous aider ? me demanda le libraire.
Je sortis de ma poche le portefeuilles.
- J'ai trouvé ceci dans la rue, savez vous à qui il appartient ?
Il examina l'objet d'un peu plus près.
- Je l'ai offert à ma nièce, elle ne fait pas assez attention à ses affaires.
Il avait l'air navré.
- C'est aussi ce que je pense, dis-je tout bas.
La librairie n'étais pas très grande. A droite de l'entrée un comptoir, et derrière des tiroirs qui montaient jusqu'au plafond. A gauche, sept rangées d'étagères complétaient par une huitième qui prenait tour le mur du fond. Le reste ressemblait à mon appartement, avec des piles de bouquins un peu partout. Je m'approchai de l'une d'entre elles pour jeter un coup d'oeil.
J'avais la désagréable impression qu'on voyait à travers moi. Je me retournais vers le vieil homme qui était occupé à fouiller sous le comptoir.
- Ah, le voilà ! J'aimerais vous remercier en vous offrant ce livre.
Je pris l'ouvrage dont le titre était Alchimistes dans mes mains pour survoler son contenu. Une, deux, dix...plus de trois cents pages vierges. Je relevai les yeux vers le libraire, il paraissait très sérieux.
- C'est une plaisanterie ?
- Pas du tout. Vous pourrez y écrire ce que vous voulez.
- Je n'en vois pas l'utilité, mais si vous y tenez.
J'étais soudain pris de nausée. Ma respiration se faisait difficile. J'étais mal à l'aise et incapable de savoir pourquoi. Sans dire au-revoir je claquai la porte et rentrai chez moi.
J'évitai le tramway, j'avais besoin de prendre l'air. Je remontai l'Erdre à pied, la rivière serpentait jusqu'aux facs que je traversai pour retrouver la ligne de tramway et la longer. La nuit était presque tombée sur la ville. Des bruits de pas raisonnaient dans mon dos, ils me ratrappaient. Les lampadaires projetèrent une ombre à coté de moi. Je m'arrêtai alors que le silence s'installait, et me retournai lentement : personne; je sentais pourtant une présence. Il y avait quelqu'un une minute auparavant ? C'était peut être la fatigue.
Une fois dans mon studio, je déposai le livre sur mon bureau en prenant garde à ne pas renverser les piles les piles de bouquins que je venais de lire. Ma bibliothèque débordait depuis longtemps et j'entassais mes derniers achats où il restait encore un peu de place.
Je ne pris pas la peine de manger, l'appétit ne venait pas. Je me servis un verre de whisky et j'allumai une cigarette tout en fixant le livre Alchimistes. Il n'avait rien de spécial et n'était pas en très bon état. Je songeais à le jeter en quittant la boutique et maintenant que j'étais chez moi cette idée me paraissait absurde. Je secouai la tête et rangeai le livre dans un tiroir. Je forçai un peu pour le rentrer complétement. Il ne me restait plus qu'à commencer la lecture d'un nouveau livre pour occuper ma soirée.
Le cendrier était plein à ras bord quand j'entendis une voix. Je me levai brusquement de mon siège. J'avais encore ce sentiment inexpliquable d'être observé. Après avoir fait le tour de l'appartement, en vérifiant qu'un voisin n'était pas dans le couloir, je m'allongeai sur le lit et fermai les yeux pour mieux me concentrer sur ce que j'entendais. Les murmures persistaient, peut être ceux d'une femme. Encore la fatigue, comme tout à l'heure ? Je ne devenais quand même pas fou !
Je restai sans bouger, à attendre que quelque chose se passe. Je n'avais plus les idées claires. Tous les membres de mon corps étaient détendus. La voix raisonnait inlassablement dans ma tête. Elle m'ensorcelait lentement et, résigné, je me laissai posséder.


Dernière édition par le Sam 29 Avr - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PRESENTEZ ICI VOS PREMIERES PAGES DE ROMAN   Ven 28 Avr - 16:32

J'ouvris lentement les yeux. Je croyais avoir fait un mauvais rêve. Je cherchai mon réveil enterré sous une pile de vêtements : il était déjà 14 heures ! Je dormais raremenent autant.
Alors que je me préparais du café, je remarquai qu'Alchimistes était ouvert à la première page. Il y était noté l'adresse de la librairie et c'était mon écriture ! Je l'avais pourtant rangé dans le bureau et je ne me souvenais pas l'en avoir sorti. Je reculai, dos au mur, effrayé par ce qui m'arrivait J'oubliai de boire mon café pour retourner sans plus tarder voir le libraire. Il m'avait donné le livre, il avait sans doute un rapport avec ces évènements étranges.
Je somnolais dans le tramway. Après avoir passé la fac de lettres le wagon était rempli d'étudiants. Ils étaient si bruyants que cela n'arrangeait en rien mon mal de crâne. Les murmures me poursuivaient ! Ils étaient de plus en plus présents, comme si quelqu'un avait soudain monté le volume d'une chaine stéréro. Après avoir écouté attentivement je réalisai qu'il s'agissait d'autre chose que la veille. Un par un je regardai les gens autour de moi. J'aurais juré entendre ce que chacun d'eux pensait. Je serrai les mains sur ma tête. C'était terriblement énervant, à la limite de la douleur ! Une fois arrivé à l'arrêt Commerce je m'empressai de m'éloigner de la foule. J'étais épuisé, vidé d'avoir absorbé toutes ces émotions.
Je me trainai péniblement jusqu'à la librairie où le le vieil homme, toujours seul, ne semblait pas surpris de me revoir. Son sourire aux coins des lèvres m'agaçait au plus haut point et ce n'était pas l'envie qui m'en manquait de lui jeter Alchimistes à la figure.
Je ne tournai pas autour du pot.
- Qu'est-ce que vous m'avez fait ?! Pourquoi m'avoir donné ce livre ?
- Posez vous la question à vous même, répondit-il calmement. Je n'y suis pour rien.
- Donc vous savez tout ! J'ai des hallucinations depuis que je suis venu ici !
Il haussa les épaules. J'envoyai voler dans les airs les livres du comptoir et y abattai violemment des deux mains Alchimistes.
- Gardez votre bouquin ! Criai-je excédé.
- Ta réaction est exagérée. Tu t'emportes sans réfléchir, dit-il calmement.
- Je n'aime pas perdre mon temps.
- Même si tu pars, ce n'est pas pour autant que tu n'entendras plus les voix.
Je m'arrêtai net devant la porte. Il savait, malgré tout, qu'il avait mon toute mon attention.
- Je n'ai fait que t'aider un peu, mais entre nous tu sais très bien que tu entends ces voix depuis toujours.
- Je dois avoir la mémoire courte.
Il ricana.
- C'est amusant. Pour comprendre ce qu'on te montre il te faut l'aide d'une page blanche. C'était le but d'Alchimistes.
Il marqua une pause avant de reprendre.
- Je maintiens ce que je dis : je ne peux rien pour toi. Tout ce que tu cherches est là.
Je regardai son long doigt pointer en direction du sol.
- Je ne suis pas sûr de comprendre, répliquai-je séchement. Je suis venu chercher des réponses et vous me prenez pour un con.
Je détestais qu'on se moque de moi de la sorte, mais j'étais encore malade : plus je m'énervais, et plus l'envie de vomir se faisait ressentir. Cette fois je ne voulais pas craquer. Je devais garder mon sang froid. Il y avait quelque chose d'important derrière tout ça. C'était en tout cas ce que mon esprit me soufflait.
- Qu'est-ce que je dois faire ?
- Prends la porte du fond puis les escaliers. Tu n'as pas besoin de moi pour la suite. Fais comme chez toi.
Je décidai de l'écouter et d'y aller.
- Une dernière chose : comment as-tu trouvé la librairie ?
- Il y avait l'adresse dans le portefeuilles de votre nièce.
Il porta sa main au menton et sourit.
- Vraiment ?
J'étais pris d'un doute et le libraire parut bizarrement satisfait.
Le passage reliait la boutique à un hall d'immeuble. En face de moi il y avait des escaliers, parallèles au couloir qui conduisait à une seconde entrée barricadée. J'hésitais à m'aventurer seul dans le noir lorsqu'une lumière vint à mon secours. D'où venait-elle ? Les escaliers continuaient en spirale un peu plus bas. J'avais peur que tout s'effondre sous mon poid, c'étaient des vieux escaliers en bois, mais la lumière était trop attirante pour ne pas avancer. Je ne trouvai personne dans la cave. Je pouvais à peine distinguer les meubles qui m'entouraient.. Il y avait une autre porte dans la pièce et la lumière réapparut, plus forte cette fois, autour d'elle. J'examinai alors les étagères où étaient entassés des rouleaux de parchemins. Sans importance, me souffla quelqu'un à l'oreille. Je ne me posai donc pas de question, comme s'il était normal d'entendre une voix invisible J'ouvris prudemment la porte et décrouvrai un nouveau couloir sombre.
Elle m'apparut tel un mirage après quelques pas : une magnifique jeune femme. Je ne sais pas comment l'expliquer, même avec du recul : je ne voyais qu'une silhouette, et pourtant je savais avec conviction qu'elle était splendide.
Je ne pouvais la quitter du regard. Elle m'intimait de la suivre et je reconnus immédiatement cette voix qui ne quittait pas ma tête depuis hier. Elle était comme une douce mélodie.
Je descendis encore sans savoir où je mettais les pieds, subjugué par une telle beauté. Sortant de ma torpeur l'idée de faire demi-tour me vint à l'esprit mais la femme, nimbée d'une lumière étincelante, me prit par la main pour m'entrainer plus en avant. Toujours des escaliers. Je ne sentais plus rien, mon esprit était vide. Des escaliers qui n'en finissent pas. Je n'avais plus aucune volonté.
Elle me lâcha enfin pour se rapprocher d'une imposante double porte. Dans la pénombre j'avais du mal à délimiter les murs de la pièce. La femme me fit signe de venir auprès d'elle. Je passai à travers mon guide, à moins que ce soit elle qui rentra dans mon corps, et à nouveau j'étais seul. J'étais déjà venu ici. Cette situation je la connaissais, je l'avais vécue en rêve. L'une après l'autre je posai mes mains sur la porte pour pousser. C'était tout ce qu'il y avait à faire. Elle s'ouvrit toute seule malgré l'impression d'être opposé à une barrière infranchissable. Un éclat de lumière bleu vif m'aveugla. J'avançai à taton les bras tendus vers l'avant. Un obstacle au niveau de la taille m'empêcha d'aller plus loin et mes bras se balançèrent dans le vide.
Je récupérai lentement l'usage de mes yeux. Un décor inattendu se dessina alors : je me tenais devant une véritable ville, perché sur un balcon ! Pourtant le plafond indiquait que j'étais toujours sous terre. C'était incroyable, la cité souterraine s'étendait à perte de vue ! Elle semblait très ancienne, un siècle, peut être deux. Les lanternes projetaient une lumière bleue renforçant le coté surnaturel du paysage. Il n'y avait personne, tout était silencieux.
Je me surpris à penser : je suis chez moi, car c'était bien un sentiment d'appartenance à cette ville que je ressentais.
Je regardai en arrière. Pour arriver sur le balcon, j'avais traversé un hall luxueux, sommet de l'immeuble. Des escaliers sur les côtés de la salle devaient certainement conduire aux étages inférieurs mais je n'avais pas envie de bouger. Je restais immobile, simplement ahuri, à contempler la cité endormie.
Plus rien n'avait d'importance. Une unique question me taraudait : comment l'existence d'un tel lieu pouvait-elle rester secrète ?
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sophia lampton
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MessageSujet: Re: PRESENTEZ ICI VOS PREMIERES PAGES DE ROMAN   Sam 9 Sep - 20:04

bon le premiere page je vous la présenterais plus tard
c'est juste un petit extrait de la troisième partie pour donner une idée
bien sûr ce sera difficile à comprendre car vous n'avez pas lu le début
je le posterai plus tard



dans une forêt quelque part dans le monde magique qui est le reflet du notre, la jeune sorcière Solène (la narratrice) venu de la Terre se rend chez le vieux sage Pat Shu-Li qui lui avait enseigner à utiliser ses pouvoirs presque neuf ans plus tôt. elle est accompagnée par son ami Fetanstère, un guerrier Wali et Midino Mortica.
soudain, un animal bondit hors d'un buisson et bouslcule le guerrier.


Son casque Wala avait glisser en arrière, et découvrait maintenant ses yeux d’insecte dont les facettes renvoyaient les rayons du soleil couchant en une multitude d’étincelles aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Cette cascade multicolore se déversa sur moi ; chaque goutte me donnai le vertige. Pling ! Plong ! Plang !
Ça ressemblait presque à une mélodie , ses yeux chantaient ! C’était une musique douce, pure et cristalline. C’était un spectacle beau et merveilleusement étrange à la fois.
Tout à coup, je me retrouvai debout, bêtement, droite comme un piquet. La nausée me vint, et je ne puis retenir un flot de bile rougeâtre sortir de ma bouche déformée en un rictus de douleur.
Je tombai à genoux, haletante. Des éclairs de magie violets crépitaient au bout de mes doigts. Je sentis une main se poser sur mon épaule. C’était Midino. Je pouvais lire l’inquiétude dans ses yeux. Je la rassurai d’un sourire un peu crispé. Je me relevai, mais je fus prise de vertige ; je me rattrapai de justesse à Midie. Elle me soutint et me fit m’asseoir sur une grosse racine.
« Wa sat’cha ? » me demanda le guerrier.
Je lui répondis d’un hochement de tête.
« Ak’schi-ah, s’excusa-t-il.
- Sa ! Ah-tchétchèt ! Le rassurai-je.
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